Le mystère de la côte des Mathieux

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Il existe une alternative au tracé T3, le T3 court, que le CG 46 refuse d’envisager depuis le début de la concertation.

 

Ce tracé est emprunté actuellement par la plupart des poids lourds qui vont vers le sud : il relie directement Vayrac à Martel en passant par la fameuse côte des Mathieux.

Selon les transporteurs, son dénivelé ne pose pas de problème à leurs tracteurs de 4 ou 500CV : seuls deux virages en épingle serrée gagneraient à être élargis en grignotant le rocher.

Quand on compare le T3 mis à l’étude dans la « concertation » et ce T3 court écarté d’office (cf carte jointe), il n’y a pourtant pas photo :

                                                                                                                          T3                    T3 court

distance de Vayrac à la connexion D840

15 km

13,5 à 14  km

Longueur de voies nouvelles à créer

6 km

7 km

Habitations impactées par le bruit du trafic

80 à 100

10 à 20

villages historiques impactés

5

1

Traversées de zones pressenties ZNIEFF

2

0

 

Le CG 46 tient des discours contradictoires qui traduisent son malaise :

 

Il y a 15 ans, le premier tracé retenu contournait Vayrac par le sud et empruntait la côte des Mathieux : ses avantages étaient même expliqués aux citoyens du Lot dans la revue « Contact » d’octobre 1994, le magazine d’informations du conseil général du Lot.

En mars dernier, le CG 46 apporte dans un comité de suivi la précision suivante : aucun projet ne sera étudié sur les itinéraires existants ni dans la zone de la « côte des Mathieux ».

Peu après, M. Bladinières, Vice Président du Conseil Général, déclare dans la Dépêche du 12 mai : « il serait dommage d’écarter une hypothèse au stade de la réflexion. Aucune piste n’est exclue du champ de la réflexion, y compris l’existant et la côte des Mathieux ». 

Depuis Gérard Miquel répète à l’envie : « la côte des Mathieux, il n’en n’est pas question ».

 

Et pourtant, aucune justification technique n’est fournie. Le 14 août dernier, à notre question « donnez-nous au moins une raison technique », le maire de Martel, JC Requier s’emporte et nous répond « vous ne me posez cette question que pour m’embêter » !

Allusion au fait que sa demeure se situe à proximité de la déviation qu’il faudrait créer pour relier directement le sommet de la côte à la D 840 ?

 

Car le maire de Martel – qui est aussi le 1er Vice Président du CG 46- s’est avisé que si la position de Martel a permis son développement historique elle comporte néanmoins un inconvénient : sa traversée par des poids lourds désormais trop nombreux. Il a même essayé par un arrêté de leur interdire le passage, mais a du revenir en arrière faute de proposer une déviation praticable.

La déviation de Martel, voilà le donc vrai enjeu. Le maire de Martel pourrait l’accueillir chez lui par un contournement nord de Loupchat très peu perturbateur. Mais il rêve de l’exporter un peu plus au nord. Peu importe qu’on perturbe cinq fois plus d’habitations, qu’on balafre deux zones à forts enjeux écologiques…du moment qu’on passe chez les autres.

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