Lettre ouverte au cabinet Biotope

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À M. Antoine Chapuis

                                                                                                                     Chef de projets

                                                                                                         Biotope Midi-Pyrénées

                                                                                             31290- Villefranche -de -Lauragais

Monsieur,

            En ma qualité de porte-parole de la coordination  « Les Voies du Bon Sens »,  composée des sept associations destinataires de votre courrier du 5 de ce mois, il me revient d'y répondre. Vous nous demandez de vous adresser un état des lieux de ce que nous pouvons savoir des contraintes écologiques contrariant les deux tracés du projet « Voie d'Avenir » porté par les départements du Lot et de la Corrèze, et en traversant le territoire.

            Notre coordination s'est, depuis plusieurs années, fortement inquiétée de ce projet routier et de ses multiples variantes, dans la mesure où il attente gravement aux milieux naturels ; nous avons fait procéder ( parfois à nos frais) à certaines expertises, et nous disposons aussi des études entreprises antérieurement à votre propre mission. Ces prospections, ainsi que notre connaissance intime d'un environnement qui nous est quotidiennement familier,renforcent notre détermination à  combattre tout projet d'une construction de voie routière unique. Trop nombreuses sont dans ce secteur les richesses paysagères, architecturales, agricoles, faunistiques, floristiques !..Les voies de communication existantes, si elles étaient  progressivement améliorées, pourraient accompagner le fret ferroviaire sans destruction aucune.

            Par ailleurs, depuis novembre 2011, un consensus s'est enfin fait jour entre les milieux associatifs et les entreprises intéressées par le raccordement du bassin de Biars à l'autoroute A20, sur la solution ferroviaire préconisée par M .Gervoson, président de la société Andros. Jusqu'à aujourd'hui les départements concernés n'ont pas pris en compte cette possibilité. Pour ce qui nous concerne, nous considérons désormais comme dépassé le projet routier auquel nous ne voulons plus collaborer. Par conséquent, vous voudrez bien excuser notre fin de non-recevoir à la demande que vous nous avez adressée.

            En vous exprimant nos regrets sincères, nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur, l'assurance de notre considération distinguée.


Jean-Claude Tassain

Sarrazac le 20 mars 2012

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