Lettre ouverte des associations cosignataires au Président Miquel sur une solution dépassée.

Publié le par les-voies-du-bon-sens.over-blog.com

LOT-CORREZE “Voie d'Avenir” :
Lettre ouverte des  associations cosignataires
 au  Président  Miquel  sur une solution dépassée.
Copie à M. Hollande, président du conseil général de la Corrèze.

Copie au garant M. Collin pour lecture à l’ouverture de la réunion du 27 mars  

Monsieur le Président,

 

            Malgré les apparences, le conseil général du Lot, qui avait fait preuve d'une redoutable indécision, s'enfonce désormais dans une inquiétante déraison. Ainsi, la liaison entre le bassin de Biars et l'autoroute A 20 en est à son septième projet depuis 1994. La solution pleinement satisfaisante du transport par la voie ferrée existante, proposée par l'entreprise Andros, semble occultée sans explications connues... Actuellement, nos décideurs retiennent la formule “ route toute”.

           

            Les associations soussignées dénoncent avec fermeté la poursuite du projet déraisonnable dit” Voie d'Avenir” prolongé au détriment de la proposition capitale faite en novembre dernier par M. Gervoson, président d'Andros. Une ignorance et un silence stupéfiants ! Maintenant, les conseils généraux considèrent donc comme accessoire et mineure la solution ferroviaire comparée au grand oeuvre d'une unique voie routière. Or il est évident que dans l'actuel contexte de crise économique et compte tenu de la situation financière des deux Conseils Généraux, deux solutions ne sauraient être financées. Un choix responsable et courageux allant dans le sens d'une opération la plus consensuelle possible est à effectuer. Le bilan carbone comparatif devrait, au surplus, permettre de dégager la seule perspective de développement durable (“à plus de vingt ans”, comme le précise la Lettre d'information n° 5). Quel prix aura atteint le carburant en 2032? Peut-on alourdir la dette de deux départements impécunieux en se jouant d'une telle inconnue? Peut-on, de surcroît, s'ôter l'atout touristique en mutilant le remarquable environnement du secteur, quelles que soient les précautions préconisées à grands frais.

            Les études financées actuellement (“ quatre équipes de spécialistes”!) sur les différentes incidences (déplacements; bilan socio-économique prospectif; difficultés hydrogéologiques; impacts environnementaux multiples...), sont très coûteuses pour la collectivité, et sans aucun objet si le transport par fer était adopté. D'ailleurs, ces études reprennent “ au peigne fin” des travaux précédemment effectués par différents bureaux. Les sommes déjà dépensées sont véritablement considérables; on parle de plus d'un million d'euros consacré aux études actuellement engagées ! Qu'en-est-il précisément ?

 

 

            Les ateliers de la ”co-élaboration” si fortement proclamée, auxquels les associations ont participé ponctuellement, en toute bonne foi et de façon créative depuis 2009, deviennent, du dire même des deux conseils, des “ateliers de restitution”: c'est inacceptable parce que contraire, là encore, à la charte fondatrice de la concertation (octobre  2009).

 

 

             Pour les raisons qui précèdent, les associations soussignées décident de participer à la réunion du 27 mars prochain et demandent :

- que les lettres d'information et tous documents publiés sous la responsabilité des conseils généraux du Lot et de la Corrèze (sur ce sujet) portent dorénavant la signature de leur président respectif, leur photo ne pouvant en tenir lieu.

- qu'une information régulière soit diffusée auprès des populations corréziennes et lotoises sur l'avancement de la solution ferroviaire préconisée par M. Gervoson et soutenue par les associations.

- qu'un espace d'expression soit ouvert aux associations dans les lettres d'information.

- que la rénovation progressive et programmée du maillage des voies existantes soit désormais retenue, en opposition à toute construction d'une unique voie nouvelle.

 

            S'estimant dupées depuis le début d'une concertation qui s'est révélée de pure forme consultative, les associations signataires poursuivent la remise en cause de la pertinence des études en cours. Elles demandent que leur position soit actée dans le compte rendu de la réunion du 27 mars prochain et appellent à une redéfinition du projet.

 

            Avec l'assurance, Monsieur le Président, de toute notre considération.

 

 

Mars 2012

Signataires :

 

·       Coordination « les Voies du Bon Sens »

APSAC-Cavagnac

Sauvegarde du Patrimoine de Cazillac

Les Hameaux de Cressensac

Vallée de la Merlette à Turenne

Sauvegarde du Patrimoine de Sarrazac

Turenne environnement

Va-de-l’avant à Meyssac

 

·       Corrèze-Environnement à Tulle

·       Le GADEL à Cahors

 

 

Publié dans positions

Commenter cet article