Une voie d’avenir pour l’emploi ?

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Martel

Andros représente prés de 90% des emplois de Biars-Bretenoux. L’entreprise importe  l’essentiel de ses approvisionnements : Espagne, Maroc, Pays de l’Est, etc. Sa localisation allonge les trajets des quelques dizaines de semi-remorques qu’ Andros accueille chaque jour. Les chauffeurs se plaignent surtout du « verrou » de Noailles qui les oblige à un long détour.

L’économie procurée par une voie rapide à Andros serait néanmoins infime par rapport à son coût. Les solutions passent d’abord par une étude plus sérieuse des besoins et par des initiatives concertées pour faire sauter le « verrou » de Noailles.

 

Biars est à 45 km de Brive, et certaines fonctions vitales comme les maternités n’y sont plus assurées.

Les départs à la retraite s’accélèrent. Il faut trouver des nouveaux salariés qui acceptent de s’expatrier dans une zone où il est difficile de se loger, où les choix de formation pour les jeunes restent limités, où les possibilités de divertissement et de loisirs ne  supportent pas la comparaison avec Brive.

Les habitants demandent clairement la modernisation des routes existantes vers Brive, sans détour par l’ A20. Nous en sommes solidaires. Mais Il faudra aussi reconstituer sur place une offre attractive de logements et de services.

 

De leur côté, les agriculteurs considèrent que les voies nouvelles et l’étalement urbain qu’elles engendreront (comme sur la liaison Toulouse Albi) vont amputer les exploitations agricoles. Beaucoup d’emplois seront détruits dans un département pourtant favorable à une agriculture dynamique et durable, où les emplois agricoles représentent les 2/3 des emplois industriels.

 

Le Conseil général rêve d’une voie rapide qui relierait le bassin de Biars (c'est-à-dire Andros), le nouvel aéroport (qui ne décolle pas, mais affiche déjà un déficit abyssal), et la future zone d’activités de Cressensac également coûteuse et mal partie face à ses concurrentes de Brive, plus proches du nœud autoroutier et moins chères. La sagesse commanderait d’attendre que ces pôles hypothétiques fassent leurs preuves.

Cette voie miraculeuse risque au contraire d’aggraver la dévitalisation du bassin, en l’exposant davantage à la concurrence des services de Brive, notamment les grandes surfaces.

 

Le bon sens milite pour la modernisation des routes existantes vers Brive Si un tracé de délestage s’avérait nécessaire, il ne justifierait pas de défigurer le Causse, mais plus simplement de remettre à l’ordre du jour le tracé T3-court par la côte des Mathieux, plus court de 6 km mais écarté d’office pour des raisons obscures.

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